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Septembre 08, 2010
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Feature Stories


Finir l’année en beauté

Auteur Lyonel Chocat



Qu’ils sont loin les cours d’Allemand du collège ! Les regrets m’envahissent, j’aurais dû être plus assidu à cette époque. Il eut été plus facile de communiquer avec le guide de chasse hongrois couché à côté de moi dans l’herbe raidie par la gelée.Le troupeau de mouflon est là, devant nous, à 190 mètres environ et les animaux ont repéré notre progression rampante dans le petit matin laiteux. Il faut tirer depuis ici car les animaux sont sur l’œil. Le grossissement de la lunette au maximum la femelle de mouflon plus claire à droite est bien petite. Mais correctement calé sur le sac, le tir ne pose aucun problème. Elle s’écroule en effet à l’impact tandis que la quinzaine d’animaux part au galop. Parmi eux, un mâle, superbe, porte de longues cornes enroulées. Mais nous ne sommes pas là pour lui. À peine quelques minutes plus tard la brebis est chargée à l’arrière du petit 4x4 mis à rude épreuve dans les chemins de terre hongrois et nous repartons sur une autre zone afin de tenter de croiser le chemin d’une biche ou d’une chevrette.

Une chasse active
Le rythme est soutenu, il faut dire qu’en cette fin décembre, les journées ne sont pas très longues et il faut profiter au maximum de la visibilité pour chasser. La chasse de sélection permet de tirer des jeunes et des femelles dans de nombreux pays, Hongrie bien sûr mais aussi Pologne. Cela permet de découvrir les joies de la chasse à l’étranger avec un budget très contenu. La taxe d’abattage d’une biche est inférieure à 100 euros et celle d’une chevrette ou d’un chevrillard avoisine les 60. Rien de comparable avec les 4000 euros d’un grand mouflon ou les 10 à 20 000 d’un cerf record de 13 kilos. Ces pays ont l’avantage de proposer des séjours de chasse pour toutes les bourses. Le dépaysement et la passion de la chasse demeurent identiques. Ces chasses « de selection», comme certains voyagistes les appellent, se déroulent en fin de saison, lorsque les battues sont bien avancées et que chaque garde sait combien il lui reste d’animaux à tirer sur sa zone. Il est fréquent de chasser sur plusieurs endroits en fonction de l’avancement du plan de chasse. Il est possible de partir seul bien sur mais le fait de voyager avec trois ou quatre copains de chasse pimente le séjour. Les soirées à l’hôtel ou dans la maison de chasse sont alors le théatre de récits épiques ! 

Bien s’équiper
Sans être difficile ni fatigante la chasse demeure néanmoins technique. Approcher des hardes de grands cervidés dans les bois ou des groupes de mouflons en plaine n’est pas aussi facile qu’il y paraît. Lorsque la neige vient parfaire l’ambiance de l’Europe centrale, la quête prend alors sa vraie dimension. Le froid pique les oreilles, les animaux se regroupent parfois en bandes pléthoriques, hardes de plusieurs dizaines de cervidés, compagnies de vingt ou trente sanglier ne sont pas rares. Il convient de bien assurer son tir, le brocard est fermé à cette saison et il n’est pas toujours aisé de distinguer le mâle de la femelle à longue distance. Une paire de jumelle de fort grossissement 10 fois par exemple et de bonne qualité optique afin de percer la pénombre de l’aube et du crépuscule est nécessaire. Côté armement, le 7x64 paraît être le calibre minimum pour bien assurer ses tirs. Une biche ou une brebis à 200 mètres, distance de tir régulière encaisse le projectile. Il est rageant de passer des heures à rechercher un animal tandis que le jour décline rapidement. Le 7 rem Mag, le 300 Win Mag et surtout les nouveaux 270 WSM et 300 WSM sont des valeurs sures dans ces conditions de chasse. Rasance de la trajectoire et puissance du calibre correspondent parfaitement à cette technique.

Le quinté gagnant
Biche, chevrette, sanglier, daine et brebis font partis des offres de la plupart des voyagistes hongrois. Les trois premiers sont courants sur la majorité des territoires, les deux derniers sont présents sur certaines zones et il convient de faire confirmer leur présence si vous souhaitez spécifiquement les chasser avant de partir en voyage.Une agence comme Hunnia par exemple intervient sur plusieurs milliers d’hectares et pourra donc sans souci vous diriger sur un secteur particuliers si vous voulez chasser des daines par exemple. Notez que la Hongrie comporte l’une des plus grosse population de daims sauvage avec des trophées record pour les grands mâles. Ce gibier peu courant en France mérite toute l’attention du chasseur car il ne se laisse pas approcher facilement et porte bien son nom de fantôme de la forêt. Mais cette quête spécifique vous sera relatée une autre fois.

Renseignements :
Hongrie
Hunnia : 0036309378873 ou 00 36 90 936 72 00

Pologne
Chassorbis : 01 48 03 55 55

 

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